form
le dessin n'est pas la forme, il est la manière de voir la forme.
the drawing is not the form, it is the way to see the form...
Edgard Degas
Au théâtre, c’est pareil, je crée une pièce, il y a des acteurs, mais c’est la façon dont ils se glissent dans les formes définies qui importe. La forme n’est qu’un moyen de vous emmener quelque part d’autre… Le regardeur doit-il tout savoir d’une peinture?
she got her phd ///
us / nous ///
behind the veil ///
behind the veil 5 ///
sdf…my god///








sdf my god///
sdf…my god/// a été exécuté sur un rouleau de papier de ~12mX1.2m à l’ atelier en commun 100 rue de Charenton Paris 12. Comment exprimer avec un peu de pudeur la honte d’être là, un passant comme tant d’autres et pourtant témoin de la peine à vivre dignement. Les muscles tétanisés par le froid, le foie et les viscères gonflés par le pinard et le pain blanc, et la crasse qui cache d’incurables blessures. Il pleut, j’ai sommeil pour toujours.
sdf…my god/// was created on a ~12mX1.2m paper roll, at the communal atelier 100 rue de Charenton Paris 12. How to express with some decency the shame to be there, a passer-by like so many others and still witness how hard it is to live with dignity. Muscles tetanised by the cold, liver and guts inflated by cheap red wine and white bred, and grime covering incurable wounds. It’s raining, I’m for ever sleepy.
skins///







peau de pomelo ///
En hiver on séchait les peaux d’orange qui servaient à faire démarrer le feu dans le fourneau à bois. Ça sentait bon dans la maison. On séchait aussi les peaux de pomelo beaucoup plus grandes. En les ouvrant d’une certaine manière et en les posant à sécher d’une certaine façon, elles prenaient formes : étranges petits bouts de femmes ou d’hommes au nombril qui danse. Ils grimpaient aux murs, allaient, venaient, et ne se manifestaient jamais que sur le côté extérieur de leur peau. Sont apparues aussi des chimères, des têtes bizarres, des oiseaux, des monstres, toute une ribambelle de figures. Le plus fascinant était de voir les pores des peaux doucement se sécher, cesser de respirer, les corps se figer dans la suggestion d’un geste, qui était l’amorce d’un bout de vie.
pomelo skin ///
In winter we used to dry orange peels to help start the fire in the wood stove. There was a nice smell in the house.We also dried much larger pomelo skins. By opening them in a certain manner and arranging them to dry, they sprung into shapes: strange snippets of women or men with dancing ombilicals. They climbed the walls, went to and fro, and only ever appeared on the outside of their skin.Came forth as well chimeras, strange heads, birds, monsters, a whole parade of figures.The most fascinating was to see the pores of the skin gently drying, ceasing to breathe, the bodies frozen in the suggestion of a movement that was the onset to a chunk of life.